Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières est en phase définitive depuis le 1er janvier 2026. Pour un industriel marocain qui exporte vers l’Union européenne, la question n’est plus de savoir s’il faut s’y préparer, mais si l’on est concerné — et, si oui, ce que le client européen va exiger.
La vérification préalable
L’exposition ne se lit pas dans le secteur d’activité. Elle se lit dans les positions tarifaires exportées. Six familles de produits sont couvertes : fer et acier, aluminium, ciment, engrais, hydrogène, électricité.
Nous partons des déclarations en douane des douze derniers mois et nous répondons à une seule question : y a-t-il, dans ces flux, des lignes qui tombent dans le périmètre ?
Quand la réponse est non, elle est écrite et le dossier s’arrête là.
La mesure, quand elle est nécessaire
Mesurer les émissions incorporées d’un produit suppose de remonter à ce qui l’a produit : consommations d’énergie par ligne, intrants, procédés. Le travail est industriel avant d’être déclaratif.
Le livrable est un jeu de données par produit, dans un format que l’importateur européen peut reprendre dans sa propre déclaration — c’est-à-dire documenté et justifiable, pas seulement chiffré.
Pourquoi cela vous revient
L’obligation légale pèse sur l’importateur européen. Mais il ne peut déclarer que ce que son fournisseur lui transmet, et il achètera des certificats sur la base de ces données.
Un fournisseur qui ne documente pas ses émissions ne reçoit pas d’amende. Il perd le client au profit de celui qui les documente.